«Voici une homelie courte mais très riche qui a retenue l’attention des fidèles. Ils ont compris leur responsabilité à protéger notre maison commune. La terre est notre mère nourricière. Elle produit grâce à notre effort notre pain quotidien. Les biens qu’elle regorge sont épuisables. L’action de l’homme doit être responsable car les générations futures seront victimes de notre irresponsabilité si à cause de tout vouloir gagner nous détruisons tout. La terre sur laquelle nous marchons sera notre toit demain et parfois la nature est sans pitié quand nous la provoquons. Écoutons l’abbé Ezechiel.»

«Voici une homelie courte mais très riche qui a retenue l’attention des fidèles. Ils ont compris leur responsabilité à protéger notre maison commune. La terre est notre mère nourricière. Elle produit grâce à notre effort notre pain quotidien. Les biens qu’elle regorge sont épuisables. L’action de l’homme doit être responsable car les générations futures seront victimes de notre irresponsabilité si à cause de tout vouloir gagner nous détruisons tout. La terre sur laquelle nous marchons sera notre toit demain et parfois la nature est sans pitié quand nous la provoquons. Écoutons l’abbé Ezechiel.»

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, dans notre Eglise de Bukavu, nous célébrons la journée de prière pour la sauvegarde de la Création. Elle a été instituée depuis 2015, à la suite de la publication de l’encyclique Laudato si’ du Pape François sur la sauvegarde de la maison commune.  L’Église nous invite à tourner notre regard vers cette merveilleuse œuvre de Dieu qu’est la création. Pensons à la beauté et l’harmonie des créatures : la terre, l’eau, l’air, les forêts, les animaux, les montagnes, les vallées, les cours d’eau, et nous-mêmes, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. 

Le livre de la Genèse nous dit que Dieu plaça l’homme dans le jardin « pour le cultiver et le garder » (Gn 2,15). L’homme est le gardien de la création. Il n’en est pas le propriétaire.  Il la reçoit comme un don du Dieu d’amour. Le pape François, dans Laudato si’, nous rappelle que notre maison commune est comme une grande famille. Nous ne vivons pas séparés de la nature : nous sommes nous-mêmes une partie de cette création. Si nous détruisons la nature, nous nous blessons nous-mêmes.

Saint Paul nous dit que « toute la création gémit » et qu’elle souffre comme dans les douleurs de l’enfantement (Rm 8,22). Et aujourd’hui, la douleur de la création est plus que grande.  Nous voyons ces souffrances : déforestation, pollution des eaux, déchets qui envahissent nos villes, destruction des sols, disparition de certaines espèces, changement du climat, le feu qui consume les maisons et arrache aux familles ce qu’elles ont de plus précieux.

La crise écologique qui est aussi une crise humaine et sociale exige de notre part la conversion écologique et conversion spirituelle. Nous ne pouvons plus nous contenter de prier pour l’environnement. La création attend de notre humanité des actions engageantes et une  conversion de nos comportements vis-à-vis de la nature. Il ne suffit pas de dire : « Seigneur, protège notre planète », si, dans notre vie quotidienne, nous contribuons nous-mêmes à sa destruction.

La conversion écologique passera par l’adoption de gestes simples mais significatifs comme :

– ne pas jeter les déchets n’importe o ù ;

– protéger les sources d’eau ;

– planter et protéger les arbres ;

– éviter le gaspillage de l’eau et de l’énergie ;

– maintenir nos quartiers et nos paroisses propres ;

– respecter les animaux et les espaces naturels ;

– sensibiliser les enfants et les jeunes à la protection de la création.

Nous devrions chaque fois nous rappeler que nous n’avons que cette terre pour maison commune, à la fois pour notre génération et les générations à venir. Si nous détruisons notre maison commune, où habiterons les générations futures ? Rappelons-nous toujours que les ressources naturelles ne sont pas toujours renouvelables.

Chers frères et sœurs, prions et demandons au Seigneur la grâce de vivre dans la gratitude pour la création qui est son œuvre d’amour. Il nous confié une terre qui ne nous appartient pas exclusivement. Elle appartient à Dieu, et nous en sommes les intendants. Que notre paroisse, nos communautés et nos familles deviennent des lieux où l’on prie pour la Création, mais aussi où l’on agit concrètement pour la protéger.