Bukavu : un atelier réunit les acteurs de la paix autour du plaidoyer pour la cohésion sociale et la participation citoyenne

La salle Concordia a accueilli, ce lundi, un atelier consacré au dialogue provincial de plaidoyer pour la paix, la cohésion sociale et la participation citoyenne dans l’Est de la République Démocratique du Congo. L’activité, organisée en collaboration avec CAFOD, la CENCO et TUFAULU PAMOJA, a été animée par l’Abbé Justin, Directeur de la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP), et Me Célestin.

Cette rencontre visait à contribuer à la promotion de la paix, de la cohésion sociale et de la participation citoyenne à travers un dialogue multipartite sur les enjeux de paix et de sécurité qui traversent la région.

Un regard lucide sur le vécu communautaire

Dans sa présentation, l’Abbé Justin a rappelé que l’atelier avait pour but de réfléchir, à la lumière du contexte actuel, aux moyens permettant d’améliorer les conditions de vie et de favoriser une meilleure cohabitation entre les membres de la communauté. Il a notamment interrogé le rôle que peut jouer l’Église dans la promotion de la cohésion sociale, invitant les participants à porter un regard attentif sur leur propre vécu et à réfléchir aux actions concrètes à entreprendre pour vivre davantage en cohésion.

Il a insisté sur la nécessité de tenir compte des attentes et des craintes des différentes composantes de la société, tout en valorisant les cultures et les particularités de chaque communauté, sans s’arrêter aux stéréotypes. Les participants ont également été encouragés à identifier ouvertement les facteurs qui entravent la cohésion sociale, afin que les solutions puissent être recherchées sans tabou et dans un esprit de dialogue , une démarche présentée comme l’une des pistes pouvant contribuer à renforcer la paix et la cohésion au sein des communautés.

Le plaidoyer, un levier pour faire entendre les besoins des populations

Les facilitateurs ont ensuite mis l’accent sur l’importance du plaidoyer, défini comme un ensemble de stratégies visant à influencer la prise de décision aux niveaux local, provincial, national et international, afin de faire valoir les besoins et préoccupations des populations. Il a été rappelé que le plaidoyer ne se limite pas à la parole : il exige de savoir porter et exprimer efficacement un message, y compris à travers la manière de se présenter et de communiquer.

Le cycle du plaidoyer en six étapes, identification du problème, collecte des informations, prise de décision, planification, action et évaluation, a été présenté aux participants, ainsi que les grandes lignes de la construction d’un message de plaidoyer efficace.

Des travaux de groupe pour dégager les priorités

Visiblement motivés par la thématique, les participants ont multiplié questions et contributions tout au long de la session. Un travail en carrefour a permis d’identifier les enjeux prioritaires de plaidoyer, de définir les cibles à atteindre et les canaux de communication à privilégier. Chaque groupe a restitué ses travaux en mettant en avant au moins cinq problèmes prioritaires à soumettre au plaidoyer.

Un engagement scellé pour l’avenir

La rencontre s’est conclue par la signature d’un acte d’engagement des parties prenantes, destiné à accompagner la note de plaidoyer issue des travaux. Une photo de famille a marqué la clôture de l’activité, symbole de l’unité et de l’engagement collectif en faveur de la paix, de la cohésion sociale et d’une participation citoyenne accrue dans l’Est de la RDC.