À Bukavu, la bénédiction des semences ouvre une nouvelle saison d’espérance.

À Bukavu, la bénédiction des semences ouvre une nouvelle saison d’espérance | CDJP Bukavu
Vie pastorale & agricultureBUKAVU · 2026

À Bukavu, la bénédiction des semences ouvre une nouvelle saison d’espérance.

À l’ouverture de l’année pastorale, l’Archidiocèse de Bukavu a associé l’envoi en mission à la bénédiction des semences et des outils agricoles. Portée par le projet B4WE, cette mobilisation relie la sauvegarde de la création à la sécurité alimentaire et à l’autonomisation des femmes.

CDJP Bukavu5 min de lecture
Bénédiction des semences et présentation du projet B4WE.
Archidiocèse de Bukavu · 15 septembre 2026

Une célébration,
une mission commune.

44paroisses où les animateurs
ont été élus
120ans d’évangélisation
commémorés
2ephase du projet B4WE
lancée à cette occasion

Produire ce que l’on consomme est une condition essentielle de l’autonomie d’un peuple. À Bukavu, cette conviction a trouvé un écho concret le 15 septembre 2026, lors de l’ouverture de la nouvelle année pastorale. Mgr François-Xavier Maroy, archevêque métropolitain de Bukavu, a béni les semences, les champs, les outils aratoires et les autres moyens de production destinés aux communautés.

Ce geste a rappelé la place de l’agriculture familiale dans la sécurité alimentaire et le relèvement économique des ménages. Il a également donné une visibilité nouvelle au projet B4WE, qui entend soutenir la production agricole tout en renforçant l’autonomie et le leadership des femmes.

01 / Une mission partagée

Une mobilisation pastorale au service des communautés

La messe a rassemblé des prêtres, des religieux et religieuses, des agents pastoraux ainsi que des leaders venus de différents horizons de l’Archidiocèse. Marquée par l’envoi en mission des acteurs paroissiaux, elle s’est également inscrite dans la commémoration des 120 ans d’évangélisation de l’Archidiocèse de Bukavu.

Après l’élection des animateurs dans les 44 paroisses, cette rencontre a offert l’occasion de sensibiliser des relais proches des populations. Leur ancrage local peut faciliter la diffusion des bonnes pratiques agricoles, renforcer la cohésion communautaire et faire remonter les préoccupations des ménages.

02 /La procession des prêtres et des agents pastoraux à l’ouverture de l’année pastorale.
02 / Prendre soin de la création

Bénir les semences et prendre soin de la Maison commune

La célébration a accordé une place particulière à la prière pour la pluie et à la protection de la « Maison commune ». La pluie tombée peu après la messe a été accueillie par les participants comme un signe d’espérance au début de la saison agricole.

Appuyé par le CIAT et mis en œuvre par le consortium réunissant la CDJP Bukavu, l’Université catholique de Bukavu et Caritas Bukavu, le projet B4WE a saisi cette occasion pour faire bénir les semences et les outils aratoires. Cette mobilisation a aussi marqué le lancement de sa deuxième phase et permis de présenter ses objectifs à un large public, notamment aux communautés des milieux ruraux, comme Nyangezi.

La prière de bénédiction a associé le travail de la terre à la protection de l’environnement et à la recherche de la paix :

« Que la bénédiction du Seigneur descende sur ces semences présentes ici et celles restées dans nos maisons, sur les champs et sur ceux et celles qui les travaillent et les travailleront. Que ce projet soit bénéfique à tous ceux qui y participent et qu’il atteigne plus de monde, afin qu’ensemble nous transformions les lances en faucilles et les armes en charrues pour la protection de l’environnement à travers nos diverses cultures. »

Prière de bénédiction des semences
03 / Des semences de qualité

Des semences de qualité face aux besoins des ménages

De nombreux ménages agricoles font face à de faibles rendements, à un accès limité aux intrants performants et à la dégradation des sols. Ces difficultés entretiennent la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Associées à de bonnes pratiques culturales, des semences de qualité peuvent améliorer la production, rendre l’alimentation plus disponible et accroître les revenus familiaux.

L’intérêt manifesté après la bénédiction illustre l’ampleur des attentes. Des femmes et des hommes ont demandé ne serait-ce que quelques graines de haricot. Cet engouement souligne un besoin concret d’accès aux semences améliorées et plaide pour un élargissement progressif du projet à davantage de petits producteurs.

Le projet B4WE

Mis en œuvre par la CDJP Bukavu, l’Université catholique de Bukavu et Caritas Bukavu, avec l’appui du CIAT.

04 / L’autonomie des femmes

Renforcer le leadership des femmes et la cohésion familiale

Les femmes occupent une place déterminante dans la production agricole, l’alimentation des familles et la gestion des ressources du ménage. Pourtant, leur accès à la terre, aux semences de qualité, aux outils, au financement et aux espaces de décision demeure limité.

Le projet B4WE entend agir sur ces obstacles en faisant de l’accès aux moyens de production un levier d’autonomisation. L’objectif est de renforcer la contribution des femmes aux revenus familiaux et leur participation aux décisions économiques et communautaires.

Le suivi des activités agricoles permet aussi d’apprécier l’évolution des conditions de vie et la collaboration entre conjoints. Planifier les cultures ensemble, partager les responsabilités et décider conjointement de l’utilisation des récoltes et des revenus peut faire de l’agriculture un facteur de cohésion familiale.

03 /Une forte mobilisation des femmes et des familles autour de la bénédiction des semences et des moyens de production.
05 / Inscrire l’action dans la durée

Accompagner les communautés dans la durée

Les animateurs paroissiaux et les leaders communautaires ont un rôle à jouer dans la continuité de cette mobilisation. Ils peuvent encourager l’utilisation responsable des semences, la conservation des sols, la gestion durable de l’eau et la participation des femmes aux décisions. Ils peuvent également contribuer à prévenir les conflits liés aux ressources naturelles et orienter les ménages vers les services techniques compétents.

Les défis restent nombreux : quantité insuffisante de semences de qualité, coût des outils, faiblesse de l’encadrement technique, changements climatiques, irrégularité des pluies et accès limité des femmes aux ressources productives. Le renforcement des capacités des animateurs, le suivi de proximité et la consolidation des partenariats seront essentiels pour répondre à ces besoins.

06 / Cultiver la paix

Produire localement pour cultiver la dignité et la paix

En bénissant les semences et les moyens de production, l’Archidiocèse de Bukavu a relié la mission pastorale aux réalités sociales, économiques et écologiques des communautés. Le projet B4WE porte ainsi l’espérance d’une production accrue, d’une plus grande autonomie des femmes et d’une meilleure collaboration au sein des ménages, dans le respect de la création.

Attentive aux joies et aux peines de ses fidèles, l’Église rejoint l’invitation « Ora et labora » : prier et travailler. L’intelligence humaine et la terre reçue en héritage appellent à produire, mais aussi à préserver les dons de la création.

C’est dans cet esprit que la Commission diocésaine Justice et Paix encourage la production locale de ce que nous consommons. Réduire la dépendance alimentaire contribue à l’autonomie des communautés et à une stabilité durable, face à la faim et aux conflits.

Projet B4WE
Un engagement porté ensemble

ConsortiumCDJP Bukavu
ConsortiumUniversité catholique
de Bukavu
ConsortiumCaritas Bukavu
Avec l’appui duCIAT
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