Prix international Coventry pour la paix et la réconciliation

La récipiendaire du prix international Coventry pour la paix et la réconciliation, Thérèse Mema Mapenzi, partage son expérience «Coventry» de pardon au foyer au Congo.

Depuis qu’il a reçu le prestigieux prix en novembre, le récipiendaire du Prix de la paix de Coventry a partagé ses expériences «Coventry» avec ceux qui sont rentrés chez eux en République démocratique du Congo (RDC).

Depuis son retour à Bukavu, dans l’est de la RDC, Thérèse a été invitée d’honneur lors de plusieurs manifestations de célébrations communautaires auxquelles ont assisté des prêtres de paroisse, des dirigeants civiques locaux, des membres d’associations de femmes locales et des journalistes. Thérèse veut utiliser le prix de l’argent pour aider les femmes qui ont perdu des membres à la violence subie pendant le conflit, en fournissant l’accès aux services médicaux, aux membres artificiels et à la réadaptation. Inspiré par ses visites à Coventry, Thérèse est désireuse de créer une «Nouvelle Coventry» – un lieu de pardon et de réconciliation au CongThérèse a une vision inspirante pour le futur issu de sa visite à Coventry – la ville de la paix de la réconciliation – et l’histoire des ruines de la cathédrale (un lieu d’espoir et de pardon), «je veux construire une« nouvelle Coventry »; Un centre de réconciliation ici dans le district de Kaniola, en RDC. Kaniola est un quartier qui a connu tant de violence pénible pendant le conflit. Je veux aider la communauté à construire un mémorial au cœur de Kaniola. C’est un lieu de réconciliation et non un souvenir constant de notre misère et de notre traumatisme.

Je veux l’appeler «New Coventry», car il sera un lieu pour les gens de connaître la réconciliation, la dignité et la valeur des droits de l’homme. C’est un mémorial qui sera construit par la communauté et pour la communauté. Alors que la communauté construit ce mémoire ensemble afin que nous puissions apprendre les uns des autres et dire au reste du pays que nous ne voulons pas que la violence soit répété à nouveau ici.

« Thérèse a certainement laissé le peuple de Coventry un héritage d’inspiration et espère ce que l’idée d’une personne peut réaliser dans un contexte violent. Son défi pour nous est: «Que pouvons-nous faire pour aider à apporter la paix, la réconciliation et le changement aux conflits que nous voyons autour de nous?» Je suis impatient d’explorer la possibilité d’introduire les salles d’écoute ici à Coventry, inspirées par son travail En RDC », a expliqué le très révérend John Witcombe, Dean of Coventry,« Le résultat de ses visites à Coventry sera un partenariat durable où les idées sont partagées et une amitié durable entre deux communautés est construite ».

Thérèse Mema Mapenzi est le responsable du programme de lutte contre la violence sexuelle pour la Commission de la justice et de la paix en République démocratique du Congo financée par CAFOD. Thérèse Mema Mapenzi, qui travaille avec des victimes de viol au Sud Kivu de l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Voici un extrait de son discours prononcé à cette occasion :

Mesdames et messieurs, Distinguez invités

C’est le coeur lourd que je m’adresse à vous, car il me fait extrêment plaisir de vous retrouver dans cette soirée radieuse. Et j’invite toutes les personnes ici présentes à savourer ce joli cadre de la Cathédrale de Coventry.

En effet, pendant que je faisais modestement mon travail aux côtés de mes paires de la Commission Diocésaine Justice et Paix de l’Archidiocèse de Bukavu et des organisations de défense des droits humains, il y en a qui m’observaient et qui ont voulu en ce jour honoré à travers ce prix de PAIX ET RECONCILIATION tous ces efforts. Je ne saurai dire que ce prix relève de mes seules efforts, mais plutôt des sacrifices de plusieurs à qui je le dédie. Et le partage avec toutes les personnes qui luttent contre l’indifférence et qui se battent pour la dignité humaine. Je dédie à tous les médecins courageux qui soignent l’Ebola en Afrique, à ces filles et femmes violées et à toutes les victimes des guerres qui n’ont pas eu la chance de participer à ces cérémonies mais vous disent merci.

…Mesdames et Monsieurs, distingués invités,

La vie, toute vie à un idéal. Et l’idéal à tous et qui nous unis en ce jour, c’est d’être la voix des sans voix; tous ces hommes et femmes qui nous crient ô secours et qui nous tendent la main. Il y en a des milliers à travers le monde et notre luttre ne vient que commencer. Avec ce prix nous octroyé aujourdh’ui, je dois dire que c’est surtout plus des responsabilités qu’il vient de nous être incombé pour nous raffermir dans cette lutte commune à tous.

Ce prix n’aura de la valeur que si nos efforts communx sont doublés pour limiter toutes ces violences décriées à travers le monde en général et en Afrique en particulier. Ma pensée va directement à toutes ces personnes traumatisées et qui sont condamnées à vivre pour toujours avec leur trauma car ayant perdu une jambe, un bras, une matrice, un oeil, leurs biens,… Nous leurs offrons notre proximité et nous devons nous battre pour qu’elles retrouvent leurs droits et que réparation soit faite.

… Ensemble nous pouvons. Il ne nous reste donc qu’une seule chose; vouloir! Et tout sera possible. Si ce n’est pas nous? Alors c’est qui? Si ce n’est pas aujourd’hui? Alors c’est quand?….

Pour plus d’infos, ici

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