« Orangez le monde : Financez, intervenez, prévenez, collectez ! »

La campagne de 16 jours d’activisme contre violence basée sur le genre est un événement international qui a lieu chaque année. Elle démarre avec la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre et s’achève lors de la journée des droits de l’homme le 10 décembre rappelant ainsi que la violence à l’égard des femmes constitue la violation des droits fondamentaux le plus répandus dans le monde selon les organisateurs de la campagne 2020. Le thème national pour 2020est ‘’Orangez le monde, financez, intervenez, prévenez, collaborez !’’ On dirait qu’il y a une réelle détermination à passer des vœux aux actions avec cette campagne 2020 en voulant appuyer des initiatives concrètes qui nécessitent de mobiliser des fonds pour intervenir et si possible prévenir car les violences que nous déplorons peuvent être diminuées supprimées et même éradiquées.

Cette année a été particulièrement meurtrière avec la pandémie mondiale du Covid-19 qui a bouleversé les agendas et les calculs de tout le monde. On a compris que tout le monde est fragile et il faut de nouvelles formes de solidarité pour affronter certaines catastrophes provoquées ou pas mais qui frappent notre case commune. Les économies ont été bouleversé mais surtout les faibles sont devenus plus vulnérables
. Malheureusement les principaux facteurs de risque de la violence à l’égard des femmes et des filles, notamment les pénuries de nourriture, le chômage, l’insécurité économique, la fermeture des écoles, les flux migratoires massifs et la menace des troubles civils, sont exacerbés par la pandémie de Covid-19

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. Les actes de violence envers les femmes et les filles se sont démultipliés, en particulier les manifestations physiques, psychologiques, sexuelles et économiques de la violence domestique alimentées par l’insécurité alimentaire dans les foyers et des conditions de vie restreintes par des mesures de confinement et d’isolement strict selon plusieurs analystes. La précarité de la vie augmente le risque de violence envers les filles car elles sont plus exposées. Elles doivent aller aux champs, aller puiser de l’eau, chercher du bois de chauffage, sortir pour chercher un morceau de manioc à mettre sous la dent ; autant d’occasion qui les exposent à des violences multiformes avec une probabilité plus grande de contracter le virus.

Certaines femmes sont obligées de vivre confinées avec leurs propres agresseurs dans leurs foyers ou dans leurs communautés ; ce qui augmente le niveau de traumatisme et la probabilité d’être agressé surtout quand cela est favorisé ou toléré par des coutumes rétrogrades et l’anomie dans plusieurs sociétés surtout patriarcales ou fortement dominées par des croyances mêmes religieuses qui laissent faire…

Il est donc temps de poser des gestes, de passer aux actes aussi modestes soient-ils pour soulager la misère et proscrire de manière chorale les violences dont sont victimes nos mères et sœurs. Le 24 Juin 2020, l’appel à l’action du Secrétaire Général de l’ONU a en outre été assorti de la Déclaration Inter institution sur la violence à l’égard des femmes et des filles dans le contexte de Covid-19 qui soulignent les six principaux champs d’actions et se propose de fournir au système des Nations Unies un ensemble commun de messages clés de sensibilisation et de coordination des actions :

  1. Mettre à la disposition des organisations de défense des droits des femmes un financement sujet et souple et reconnaitre leur rôle de premières interventions ;
  2. Soutenir les services soudure et de la santé pour qu’ils continuent à s’occuper des survivantes de la violence à l’égard des femmes et qu’ils restent accessibles, en particulier à celles qui risquent davantage d’être laissées pour compte ;
  3. Veiller à ce que les services destinés aux survivantes de la violence à l’égard des femmes et des filles soient considérés comme indispensables, qu’ils restent ouverts, qu’ils soient dotés des ressources accessibles, en particulier à celles qui sont les plus susceptibles d’être laissées pour compte ;
  4. Accorder une haute importance avec mesures prises par la police et la justice ;
  5. Mettre en place des mesures préventives ;
  6. Ne collecter des données que si elles sont vraiment nécessaires, si elles servent à améliorer les services ou programmes et si les normes éthiques et de sécurité sont respectées.

La campagne 2020 accorde une importance capitale à cette stratégie qui combine quatre volets à savoir financer, prévenir, intervenir, collecter.  Réellement on veut suivre le principe « Ne laisser personne pour compte » alors on devrait rivaliser en initiatives pour rejoindre les plus vulnérables dans leurs milieux de vie en associant les organisations locales qui mouillent leurs maillots au quotidien des victimes. Ces organisations devaient être plus outillées pour être plus efficaces et ne pas se substituer à elles si on veut mener des actions pérennes.

Les violences ne sont pas seulement domestiques mais aussi structurelles quand on tolère la non scolarisation de la femme, bref quand on ne s’indigne pas devant toutes les injustices qui ont comme soubassement le maudit principe selon lequel l’homme est supérieur à la femme oubliant que nous somme diffèrent mais complémentaire.

L’un des facteurs favorisant les violences envers les femmes et les jeunes filles est l’impunité qui se nourrie du silence imposé par les barreaux. Aussi longtemps que les auteurs de ces violences se sentiront à l’abri de toute poursuite judiciaire et que leurs victimes resteront cloitrées et musellés dans leur silence, alors les efforts des organisations de la société civile ne seront que des pieuses exhortations qui n’émeuvent plus personne à la longue. Les gens s’habitueront à vivre avec leur mal qui ne continuera qu’à les ronger. Voilà ce qui est inadmissible et à la longue coupable et complice.

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