Le Covid-19 peut-il confiner la pauvreté et à quel prix ?

Un sujet planétaire s’invite dans tous les débats et toutes les plumes s’y accrochent pour soit sensibiliser le personnel soignant, donner des conseils, soit pour  inviter à changer notre mode de vie, choisir et repenser nos choix politiques, économiques, etc.

A défaut d’éliminer le Virus en remontant la filière de chaque transmission ou même de penser à la stratégie de l’immunisation collective, on trouve l’infinie variété des stratégies d’alternative qui visent avant tout l’observation des mesures barrières y compris distanciation sociale pour lutter efficacement contre le covid 19.

Flash est tout à fait d’accord et invite tout le monde à suivre les orientations politiques de nos dirigeants pour arrêter cette pandémie avant  de voir toutes les lampes s’éteindre dans nos maisons en commençant, malheureusement, par celles habitées par les personnes âgées.

L’une de recommandations  à la une c’est le confinement pour éviter de contaminer et de se faire contaminer, pour éviter d’être  le plus grand commun multiplicateur d’une mort probable. Dans les pays avec des économies stables dans lesquels les dirigeants ont régulé l’autonomie alimentaire avec une stabilité de la monnaie et l’accès plus ou moins facile aux services sociaux de base, même si là aussi le système sanitaire est débordé car longtemps privatisé pour gagner plus vite et exclure certains, les seraient plus ou moins maitrisables.

La question devient cruciale quand on se trouve dans les bidonvilles où la promiscuité sociale est la règle obligée. Comment penser et réussir à confiner la pauvreté et à quel prix car les gens vivent au taux du jour, avec l’accès presque impossible aux soins primaires, aux services sociaux de base ; pire où manquent l’eau, l’électricité, la route et les compétences médicales etc sont quasiment absent.

On risque d’obliger les gens, et il faut le faire à tout prix par endroits, à se murer dans leurs maisons mais la faim et la soif tuent plus vite et atrocement autant que le Covid 19. Là nous sommes dans un contexte de concurrence des crises avec l’absence du pain quotidien sous toutes ses formes. L’insuffisance alimentaire élie domicile dans nos villages. Elle est accentuée par la présence active des groupes armés et parfois inconscients et insouciants de nos chefs.

On doit avouer que cette pandémie a surpris tout le monde et personne n’était préparé à gérer une telle catastrophe. Les gouvernements les mieux organisés au monde et leurs laboratoires et technologies l’ont avoué à la face du monde. C’est une  grande leçon d’humilité que plusieurs  ont pris  mais l’heure est venue et on n’  a plus de choix, on doit repenser tout notre système social, économique et politique car devant le Covid-19 qui risquera de se manifester sous d’autres formes, certaines solidarités sont en crise et chacun ferme sa porte et son coffre. Il faut recréer  à tous les niveaux certaines autonomies régaliennes comme la santé, la sécurité, l’alimentation, la sécurité car comment expliquer que la plupart de nos dirigeants et opérateurs économiques comptent  des milliards en banques étrangères  mais dans leurs propres villages il y a carence d’aspirateurs pour sauver des vies ? Des richesses finalement inutiles, nuisibles et même indignés.

Il faut avoir le courage de quitter le système dominant car nous ne sommes pas des bipèdes forcées à multiplier l’argent sans en approfondir les aspects éthiques. On ne peut pas laisser aux gens  sans état d’âmes  le monopole de prendre des décisions au nom des humains. Ces technocrates qui nous réduisent dans une mécanique de reproduction, d’une machine qui décide à la place de l’homme qui n’est pas que gain mais placé dans un monde avec ses dimensions écologiques, éthiques et des valeurs à sauvegarder et à promouvoir.

Notre crise est profonde et le Covid-19 nous oblige à rentrer à l’école car le risque est énorme d’être analphabète avec des diplômes si on s’accroche seulement au service des systèmes déshumanisants dont nous sommes les premières et tristes victimes.

La compétitivité a montré ses  limites car elle broie ses propres partisans quand on exclue la dimension éthique dans la pensée économique en propulsant un néocliberalisme aveugle qui ne laisse pas la place à l’humain, à la personne.

On a peut-être investie dans des fausses sécurités et tout le monde est devant des situations limites qui invitent à la modestie et à un mea culpa individuel et communautaire.

On devient efficace dans la multiplication de l’argent avec des gains scandaleux  mais en laissant derrière soi des gens abandonnés et condamnés à mourir dans la sollicitude et l’abandon total. Le Covid-19 nous divise, nous fragilise, nous sépare, nous condamne à l’isolement. Nous devons trouver des réponses appropriées qui accordent la chance à tous et malgré la séparation brutale avec nos êtres chers, rester toujours solidaires.

S’il  nous était permis de comparer, notre monde serait comme une banque en continuelle navigation sur ce lac qui est le temps et l’histoire.

Est-Ouest-Nord-Sud nous sommes tous à l’intérieur  et devant une barque violente comme le Covid-19, on ne saurait se protéger seul en laissant les autres sombrer. Personne n’est épargné et le salut est collectif si non la probabilité de sombrer pour tout le monde y compris l’équipage est grande.

Finalement tout le monde est vulnérable, tout le monde a besoin de l’autre et tout le monde comprend la valeur du don spécial qu’est la vie en période de crise car tout le reste n’est que vanité.

Flash info pense qu’il est impératif de s’associer, de partager les responsabilités et de mutualiser les stratégies de la navigation car devant l’ouragan du temps et de l’histoire, moindre erreur ou distraction le pire pourrait advenir.

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