« Entendre le cri des pauvres et le cri de la terre » ( Laudato Si n° 158)

Qui tue plus,

Qui détruit plus,

Qui sème plus de terreur,

Qui ment plus,

Voilà qui la gagne !

Voilà qui a raison !

 

Voilà un paradoxe. Qui rase vite et plus impose la loi, force et oriente le dialogue et rédige le discours final de la guerre basée sur la capacité à anéantir l’autre et tout ce qui vit et respire autour de lui. Tous les moyens sont permis. C’est triste à dire et à vivre mais la première victime de la guerre, c’est la vérité ! On ne peut pas la tailler sur mesure ou l’adapter aux situations, à une thèse qu’on veut défendre ou vendre. La vérité refuse le mensonge et la duplicité. Elle avait humilié Ponce  Pilate…

La guerre ? Elle implique tous et toutes, mobilisent toutes les consciences mais ne profite jamais à toutes et tous mais à une poignée qui l’a planifiée pour atteindre tel ou tel objectif. Nombreux de ceux ou celles qui fuient ou meurent  en cours de route ne savent pas vraiment de qui il s’agit. Il y a beaucoup de fosses communes semble-t-il dans lesquelles gisent les paisibles citoyens tués parce qu’ils se trouvaient le mauvais jour d’une guerre qui ne les concernaient pas. On leur chantait que c’est pour raison de souveraineté, de protection de telle ou telle race menacée d’extinction, des intérêts vitaux ou même pour la survie de la Patrie mais qui gère les dividendes ? Quel est le vrai conflit qui a été réellement réglé avec les armes dans la durée ? Les cases détruites à côté de nous depuis plus de vingt ans, qui les reconstruira un jour ? Les personnes fauchées à la fleur de l’âge, qui  les récréera encore ? La haine laissée et la défaite infligée qui en libérera nos consciences ?  L’écosystème détruit dans sa diversité, qui le recréera un jour ? Les mass médias sont complices et mêmes victimes dans ces conflits car on voit des perroquets qui informent des choses dont ils ne sont pas convaincus car il faut  le faire parce que  quelqu’un l’a dit ou l’a voulu. Par loyauté, il faut être le plus grand connu multiplicateur de la nouvelle avec des images qui exploitent la peur, sèment la honte et alimentent les sentiments de vengeance. Quelle hypocrisie ? Quelle manipulation ?

A quand la solidarité qui unit et non qui divise ? A quand les vraies initiatives qui diminuent la prolifération des armes de destruction massive, la construction des murs

physiques et surtout idéologiques, les fils barbelés autours de chaque maison qui renforcent l’idée que l’autre est une menace dont il faut se protéger ou mieux se débarrasser ?

Il faut que prévalent le dialogue et le désir du vivre ensemble. L’Europe pacifiée aujourd’hui qui est née sur les cendres de la guerre ne nous apprend plus rien aujourd’hui. Tout ce  qui était gagné laborieusement après des années de travail et  de plusieurs traités, concordats pour enterrer la hache de la haine revient à la surface et  il faut en assumer la responsabilité devant l’histoire. Notre monde risque de perdre les repères si les humains refusent de se regarder dans les yeux. Les prophètes sont là mais qui les écoutent ?

Nous courrons le risque de détruire notre maison commune et attention personne ne sera à l’abri et aucune garantie devant ces armes qui crachent un feu qui arrose tout le monde. Le sentiment de s’anéantir devient de plus en plus fort et on oublie que les années des mortels sont comptées.

Que le Crucifié du Golgotha qui a fait l’expérience de la haine gratuite de nous les humains, nous apprennent en cette période de pleine montée vers Pâques, que rien n’et perdu et que nous pouvons encore entendre le cri des pauvres et le cri de la terre qui souffrent de notre inconscience.

 

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