Bonne Gouvernance

La gouvernance, tant politique qu’économique, est aujourd’hui au cœur de la problématique du développement communautaire dans toute la RD Congo, en général et dans l’Archidiocèse de Bukavu, en particulier. En dépit de ses potentialités naturelles immenses, elle traverse une crise économique, politique et sociale des plus sévères et le processus de la démocratisation qui devrait s’achever avec les élections urbaines, locales et municipales en 2006 n’a pas été achevé.

Ainsi, les grands problèmes de développement de ces territoires tels que diagnostiqués et analysés par la population à la base sont entre autres : le délabrement des routes et impraticabilité des infrastructures des transports et par conséquent l’enclavement de certaines entités administratives ; la persistance de l’insécurité dans certains coins des milieux ruraux ; l’insuffisance alimentaire ; la carence de l’emploi et le chômage généralisé ; les difficultés d’accès au système éducatif ; la précarité de la santé des populations en général et particulièrement celles des mères et enfants ; l’absence d’un environnement durable et d’un cadre de vie viable ; la prévalence de certaines épidémies, les faibles respects du genre, les violences faites aux femmes et la faible protection  sociale des groupes vulnérables ; l’absence de distinction nette entre ressources publiques et ressources privées, et entre droits de propriété publics et droits de propriété privées.

Ces problèmes ont comme causes principales, les guerres à répétition et la persistance des forces négatives congolaises et celles étrangères sur le territoire congolais, particulièrement dans cette partie de l’Est du pays ; la non participation de la population à la gestion durable de l’environnement et aux biens publics du pays ; des réglementations qui empêchent l’affectation optimale des ressources et suscitent la recherche de rente qui encourage la corruption ; le contrôle insuffisant de l’activité des fonctionnaires, l’existence des travailleurs « fantômes », le népotisme et l’incompétence ; le gaspillage et la corruption ; l’absence de système de comptabilité publique fiable et faible compétence des cadres de ce secteur ; bref, la mauvaise gouvernance sur le plan politique, administrative, juridique et économique.

Face à cette situation, les Evêques de la CENCO ont mis en place le programme d’organisation citoyenne en Comités Locaux de Gouvernance Participative qui atteint actuellement dans notre diocèse plus de 8 comités par paroisse et plus de 11 000 animateurs locaux  à fin d’accompagner les élus  dans une optique de participation communautaire et d’autoprise en charge.

Toutes les actions exécutées par la CDJP/Bukavu, depuis sa création, dans ce domaine, ont pour objectifs d’améliorer les conditions de vie des populations qui habitent l’Archidiocèse. En plus, elles renforcent ou consolident la participation citoyenne en promouvant une gestion transparente des affaires publiques locales en développant des activités de rapprochement entre les autorités et la population, des actions de contrôle de l’action gouvernementale et les actions de renforcement des capacités des animateurs des structures locales de gouvernance participative.

Ces actions sont entre autres, celles :

  • D’organiser des sessions de formation sur la révision du fichier électoral, la vulgarisation de la loi électorale  et sur l’observation électorale en  RD Congo. Ces sessions ont pour objectifs d’outiller les observateurs à long et court terme sur les techniques d’observation et de transmission des données de leur observation, avant de leur déploiement, afin de contribuer à la crédibilisation des résultats des élections présidentielles et législatives ;
  • D’organiser des sessions et des études sur la participation de la femme à la gouvernance en RD Congo ;
  • De créer, installer et superviser des CLGP (Comités Locaux de Gouvernance Participative), les CPDG (Commission de Planification et de développement) ;
  • D’accompagnement le processus de décentralisation (fonctionnement administratif et financier des E.T.D.) ;
  • Faire un état de la gouvernance locale, provinciale et nationale (accès des citoyens aux services de base, amélioration du niveau de vie de la population, lutte contre la corruption, etc.) ;
  • D’accompagner des élus locaux et provinciaux sur l’enseignement de la doctrine sociale de l’Eglise Catholique ;
  • D’accompagner la population dans l’identification des actions prioritaires, le diagnostique des problèmes communautaires et l’élaboration des plans locaux de développement ou plan opérationnel ;
  • D’organiser les journées de dialogue social, des journées de réflexion, des conférences, des assemblées générales, des réunions et forums communautaires,… avec les différents acteurs.

(Télécharger quelques plans opérationnels des groupements de Kabalole, de Kaniola, de Mulamba et d’Izege).

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