A qui profitent les éternels arrangements politiques derrière les dos du peuple ?

Ils  deviennent  trop nombreux ou fatiguent  finalement le peuple. Les acteurs politiques de la  RDCongo se font champions des arrangements derrière le dos du peuple, et en violation des voies juridiquement définies. Décidément  le pays n’a pas de chance avec ses dirigeants et ses leaders qui ne voient pas plus loin que leurs propres ventres.

Les plus virulents chantres de la démocratie et des élections semblent se rabattre à trouver leur place dans le gouvernement par des arrangements politiques contre nature plutôt que par les urnes. Et comme ils sont nombreux, alors chacun n’a droit qu’à quelques jours, quelques mois. Peu importe ! Le temps pour lui de manger un peu et céder la place à l’autre. Tant pis pour le peuple ! Qu’il continue à mourir de sa misère dans un pays au sol et au sous-sol scandaleusement riche, cela n’écœure plus des acteurs politiques congolais.

Même si on change aujourd’hui le gouvernement, combien des mois ferait celui qui viendrait?  Organiserait-il les élections?  En aurait- il le temps et les moyens ? Vraiment ? Là n’est pas la préoccupation. Qu’on y arrive d’abord ?  Et comme on est dans la logique partagée du glissement, on espère être là pour glisser avec les autres. Fini la question de mandats et de leur durée, fini le recours au peuple pour accéder au pouvoir.

On se bouscule même pour entrer dans le fameux conseil national de suivi de l’accord (CNSA) alors qu’il n’est pas encore né et qu’il devrait prendre fin d’ici quelques mois. Qu’importe ! Même en un jour on peut faire fortune. Surtout lorsqu’il n’y a personne de vraiment légitime pour imposer aux autres le respect des normes juridiques. D’ailleurs, ces normes juridiques elles-mêmes existent-elles encore lorsqu’elles n’ont plus de force contraignante ?  Les lois n’existent vraiment que pour les petits qu’on veut écraser ! A eux et pour eux les taxes, à nous le butin.

Qui veut finalement les élections?  Le temps a fini par dévoiler, déshabiller et déballer les uns et les autres. Tous des loups à la peau d’agneau. On ne parle du peuple que pour l’utiliser à ses fins les plus égoïstes. Et quand la foule, par ces actions de rue, ne produit plus l’effet désiré, on sait trouver rapidement une nouvelle forme : ces petites milices aux couleurs traditionnelles qui surgissent ou ressurgissent. Quel signal veut-on donner aux plus jeunes? Qui tirent sur les ficelles ? Ne serait-ce pas les politiciens actuels pour garder leur place au soleil ou tout simplement des jeunes gens qui veulent eux aussi qu’on les invite pour un règlement politique, ce qui leur permet d’avoir une part du gâteau? Le temps nous le dira ! Quel éternel recommencement? Est-ce une belle formule de rendre dégoutante la politique pour que personne de nouveau ne vienne y injecter un nouvel esprit?

Va-t-on encore crier que ce sont des étrangers qui sont entrés furtivement dans notre Congo profond et ailleurs pour déstabiliser le pays comme nous aimons trouver la racine de nos problèmes toujours dans les étrangers? Est-ce une implosion de l’intérieure qui est en marche ? Pourquoi et à qui profitera-t-elle dans la durée?  Nos politiciens sont-ils encore capables de donner un mot d’ordre pour arrêter l’hémorragie ou sont-ils encore écoutés? Même ceux qui font partie du problème se présentent en porteurs de solution. Qui les croit? Peut-être ces jeunes gens, rassasiés de drogue, imbues des idéologies meurtrières, patte à broyer par les canons, qu’on manipule pour garder politiquement en vie tel ou tel.

A chacun de choisir son camp et de bien jouer son rôle. Le peuple, lui, observe impuissant. Mais un jour, il prouvera qu’il reste le véritable souverain de qui vient tout pouvoir. (Téléchargelez-le ici)

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