Domaines d’intervention

Le champ d’actions est très vaste et on ne peut pas tout faire. Voilà pourquoi après avoir écouté attentivement les besoins de la base et après analyse en atelier de la Commission Diocésaine Justice et Paix, quelques domaines ont retenu l’attention de tous et dictent notre action au quotidien.

La formation

La formation se fait sur les thèmes pouvant promouvoir la justice et la paix dans les paroisses, les écoles, dans les milieux universitaires de la place,…

L’information

L’information à travers nos émissions radiodiffusées, des sketchs radiodiffusés et par la publication de nos deux feuillets  « Flash spécial », « Notre Parlement et Nous » et « Bulletin Tujenge Pamoja (Construisons ensemble) : en route pour la réconciliation ». Nous sommes à plus de 3 milles exemplaires par numéros et avec plus de mille correspondants par internet.

La dynamique femme et la paix

Les plus grands perdants dans le contexte ci-haut décrit, ce sont les femmes et les enfants. Leurs droits doivent être protégés et défendus ; et leur place dans la gouvernance et la gestion de la chose publique mérite l’attention de tous. De manière particulière, les femmes vivent la guerre de multiples façons : la guerre c’est la séparation, la perte des proches et des moyens de subsistance, le dénuement, un risque accru de violence, de souffrance et de mort. Pourtant, le droit international humanitaire contient les dispositions qui protègent les femmes en cas de conflit armé. Des efforts constants doivent être déployés pour faire mieux connaître et respecter les obligations du droit humanitaire par un public aussi large que possible et en utilisant tous les moyens disponibles. Chacun doit comprendre qu’il lui appartient d’améliorer le sort des femmes en temps de guerre. Il faut aussi associer plus étroitement les femmes à toutes les mesures qui sont prises en leur faveur.

Les échanges interdiocésains

Ces échanges se font avec les diocèses de notre Province mais surtout avec les diocèses des pays limitrophes : le  Rwanda, le Burundi et la Tanzanie pour les questions des refugiés et la mobilité transfrontalière. Nous sommes des voisins naturels et nos structures d’églises peuvent contribuer à rapprocher les gens là où certaines politiques locales, sous-régionales ont lamentablement échoué par complicité ou par incapacité, là où certaines politiques étrangères travaillant pour leurs intérêts ont sciemment opposé les gens pour mieux régner et diviser… L’Eglise doit oser et poser des gestes prophétiques pour rapprocher les cœurs car nous sommes enfants d’un même Père.

L’assistance Judicaire gratuite

Quand les pauvres, les sans-voix sont trainés injustement devant les tribunaux, il faut les accompagner et leur accorder l’assistance nécessaire dont ils ont besoin pour bénéficier d’un procès juste et équitable. Mais déjà dans nos paroisses, il existe des para-juristes qui ont cette mission de mener des séances de conciliation et de règlement pacifique des conflits dans le domaine du droit privé. Ce sont des hommes ordinaires mais sages auxquels nous ajoutons une formation supplémentaire  pour qu’ils s’acquittent  mieux  de ce travail.

Le plaidoyer pour la justice et la paix au niveau local, national et international

Cette activité nous a conduits dans certaines capitales de l’Union Européenne, au Palais des Nations Unies, en Afrique du Sud pour dire parfois ce que tout le monde sait mais qui ne figure pas à l’agenda des grandes rencontres internationales où se prennent les grandes décisions. Au niveau national, plus d’une fois nous avons rencontré le Senat, l’Assemblée et même la Présidence pour crier haut et fort la soif de la paix et de la justice en proposant des pistes de solution.

Les activités récréatives et sportives pour la paix en faveur des jeunes

Ces activités se passent dans les milieux où il y a eu un activisme des milices armées pour donner aux jeunes l’occasion de revisiter leur passé afin de mieux identifier les pistes favorables à rebâtir leur milieu, en cultivant les valeurs de la justice et de la paix. C’est sur cette expérience que s’appuie actuellement le projet de réconciliation et reconstruction communautaire après des conflits violents.

La bonne gouvernance participative et la création des Comités Locaux ad hoc

En soi les élections ne font pas des miracles si après le peuple ne s’implique pas pour accélérer et favoriser le changement. Impliquer le peuple dans la gestion et la reconstruction à partir de la base devient une priorité.

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