4 Janvier : Fête de nos martyrs de l’indépendance. Jamais oublier…

On se rappelle l’allocution radiodiffusée du 13 Janvier 1959 prononcée par le roi Baudouin Ier qui avait promis  «  de conduire, sans artemoiements funestes mais sans précipitation inconsidérée les populations  congolaises à l’indépendance dans la prospérité et la paix ».

Peu avant  en 1956, l’Universitaire belge Jef Van BILSEN avait publié un texte intitulé Un plan de trente ans pour l’émancipation de l’Afrique Belge  qui  avait vocation, par la suite, à devenir un manifeste de la décolonisation belge, dans l’hypothèse qu’une période de trente ans serait nécessaire pour préparer l’élite congolaise avant d’accéder à l’indépendance. ([1])

Cette politique d’émancipation progressive n’avait pas pris en compte le vent du changement qui soufflait déjà sur l’Afrique et qui témoignait d’une volonté ferme des peuples dont les têtes étaient sous les eaux depuis des siècles de vouloir respirer et vivre pleinement comme hommes libres . Un peu partout il y eut des manifestations, des rencontres d’auto-détermination qui facilitèrent la marche vers l’indépendance.  Au Congo du 04 au 07 Janvier 1959  plusieurs de nos compatriotes furent tués sauvagement par ce qu’ils  réclamaient leurs libertés  bafouées et étouffées

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. Plusieurs morts furent enregistrés et le chiffre réel varie selon les sources d’archives consultées mais la mémoire retiendra qu’il eut des centaines de morts. Quelqu’un répondra un jour.

Un peuple sans mémoire est un peuple sans histoire et qui court à sa propre extermination.  Cette année, cette mémoire a été volée par d’autres éléments d’actualité politique interne et avec le Covid les manifestations publiques étant défendues, plusieurs provinces ont brillé par le silence quant à la célébration de cet événement qui ne devrait pourtant pas quitter la tête de tout congolais.

Nous restons très reconnaissants envers chaque goutte de sang versé par ces compatriotes et que du haut du ciel où ils habitent, qu’ils intercèdent pour la paix, la prospérité de notre patrie. Ils sont encore nombreux ceux qui ont versé leur sang et continuent à le faire pour que notre indépendance chèrement acquise soit effective car nous devons trouver des solutions originales à nos problèmes comme congolais si non, personne ne le fera à notre place. Nous devons sortir de notre propre minorité entretenue par  nos multiples trahisons et compromission qui endeuillent notre patrie, nous devons nous assumer, faire des choix de vie et cesser de vendre des revendications et des lamentations…..

Célébrer le 04 Janvier, c’est aussi rendre hommage à ces héros vivants qui travaillent parfois dans l’ombre pour redorer le blason de notre cher pays. Ces mamans qui vivent  et travaillent au taux du jour et à qui on impose des taxes même s’elles ne reçoivent rien de l’Etat. Comment les oublier ? Ces gardiens du temple qui se sacrifient pour ne pas morceler notre patrie ou la balkaniser pour des intérêts d’autrui. Comment les oublier ?  Ces rares médecins qui vivent dans les villages et qui partagent et travaillent dans des conditions inhumaines pour sauver des vies. Comment les oublier ? A ces journalistes professionnels qui avec un courage exceptionnel informent et documentent les faits pour chasser l’ignorance. Votre métier est noble. Ces soignants du Covid et de l’Ebola qui tombent sur le champ de bataille, ces jeunes qui se mobilisent, ces enseignants qui veulent sauver leur beau métier, ces religieux et religieuses qui accompagnent dans la discrétion la population  et qui suppléent là où l’Etat a presque abandonné ses missions régaliennes, à tous ces rares politiciens chacun à son titre et qualité qui luttent contre les anti-valeurs en voulant gouverner autrement et, qui croient qu’un Congo nouveau est possible… La fête mémoire du 04 Janvier est à vous…

[1] Marc Michel, « Van Bilsen Jef, Congo, 1945-1965, la fin d’une Colonie », Vingtième siècle, revue d’histoire, 1996, pp. 163-164

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