31 Décembre 2020 : Devoir de mémoire et d’action de grâce

Chaque jour est une vie. Chaque moment est une grâce reçue et un don à partager. Tous les événements qui nous arrivent nous grandissent et constituent une école. Il faut donc les méditer, les analyser pour en tirer des leçons. Même ce qui est apparemment  banal est porteur de sens. Chaque seconde de notre vie est à déguster comme une tasse de café, un verre de bière frais car elle porte en elle une semence qui portera des fruits et que nous devons arroser lucidement. Chacun est chacune d’entre nous a mille raison de dire merci en regardant dans le rétroviseur l’année 2020.  Lucidement on sait aussi reconnaitre ses faux pas et s’activer à rendre plus fructueux 2021.

2020 aura été une année spéciale pour le monde entier avec cet étrange invité ou  imposteur qui s’appelle Covid 19. Il a perturbé les agendas, les calculs et  semé la panique même dans des salons climatisés et hautement sécurisés. Il a semé la division entre scientifiques parfois même publiquement ; les plus bavards ont été invités à la modestie et à la retenue du langage. La rhétorique a laissé la place au mea culpa dans le chef de certains dirigeants qui ont reconnu leurs erreurs de gestion de la crise.

Ce petit virus a semé la pagaille et comme l’a si bien dit un prélat : «  Nous constatons notre vulnérabilité, notre  impuissance, notre belle  prétention s’écroule ; nous  qui avions la prétention de contrôler les événements et l’histoire …. ? Nous qui pensions dominer le monde et vaincre la mort : Nous sommes nus et de surcroît nous n’avons pas honte…. » Pire « nous bricolons la nature, nous falsifions la biologie, nous détruisons l’ordre naturel ». Qui sait si ce n’est pas par la porte de ces négligences coupables que ce petit virus s’est glissé. L’histoire nous édifiera un jour.

Dans son audience générale de ce mercredi 30 Décembre 2020, Pape François invite les siens à faire de l’action de grâce « le fil directeur de nos journées ». S’inspirant du récit de Luc 17,13 dans lequel Jésus rencontre dix lépreux qui l’implorent, il souligne que ce texte « divise le monde en deux » : ceux qui ne remercient pas et ceux qui remercient ; ceux qui prennent tout comme si cela leur était dû, et ceux qui accueillent tout comme  un don ».

Oui l’homme n’est grand qu’à genoux et nous devons apprendre de nos erreurs. C’est maintenant la course contre la montre car il faut faire vite et tout de suite pour sauver des vies humaines. Il ne  nous appartient pas de choisir qui doit vivre et qui doit mourir car toute  vie est sacrée. Il faut des vaccins et tout le monde se bouscule pour proposer le sien. Que contiennent-ils ? Seront- ils  efficaces et sans conséquences ? Là n’est pas  la question, il faut d’abord l’avoir et l’administrer aux  plus vulnérables.  Nous encourageons les scientifiques du monde entier à trouver les meilleures  molécules  pour arrêter cette pandémie. Seulement s’ils  s’étaient mobilisés de la même manière pour la malaria, la faim, la protection de la nature, le sida, le monde aurait été ce paradis que le Bon Dieu nous a gracieusement légué.

Pour les nôtres qui nous ont quitté à la fleur de l’âge, nous leur disons merci pour ce qu’ils ont été pour nous. Leurs meilleures et éternelles tombes ce sont nos cœurs. Pour tout le personnel soignant confronté à des choix difficiles au quotidien et exposé avec les leurs  à mille stress, nos sincères  remerciements. Pour tous ces  volontaires qui travaillent d’arrache pieds pour inventer des nouvelles formes de solidarité pour  venir aux secours  de plus vulnérables, nous adressons aussi nos meilleurs et sincères félicitations.

Voilà pourquoi nous devons regarder notre année qui s’achève avec gratitude, vivre avec passion le présent et regarder avec pleine espérance le futur dont chacun de nous est prophète et artisan.

Nos meilleurs vœux à tous !

Soyez le premier parmi vos amis
  •  
  •  
  •   
  •   
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *